Triathlon de Namur : triathleting in the rain

Publié le par olirun

L’avantage de la combinaison en néoprène, c’est que lorsqu’on attend le briefing d’un organisateur sous une drache estampillée made in Belgium, elle isole le corps de l’infortuné participant… C’est en me faisant cette réflexion que je me consolais au milieu de la cohorte des 350 concurrents de ce 3ieme triathlon promo de Namur…

D’un autre coté, après avoir connu les conditions dantesques de l’eau d’heure en 2012, l’eau de la Meuse à 20 degrés s’apparentait presque au jus des casseroles de moules une fois que le gastronome en a terminé !

Trèves de considération culinaire sur le bouillon mosan, les 350 concurrents étaient dispersés aux abords du pont de Jambes sur le coup de 13H quand la corne de brume a déchiré les tympans des spectateurs. Je dois bien avouer que ce départ m’a laissé perplexe. Pourquoi faire reculer derrière une ligne virtuelle une centaine de concurrents si c’est pour autoriser le reste à partir bien en avant de cette ligne ? Le mystère reste entier. Quoi qu’il en soit, ayant obéi docilement aux injonctions du starter, je suis clairement parti le dernier du peloton et ai donc eu le plaisir d’admirer la brasse des concurrents. Et dépasser un banc de nageurs de brasse, ce n’est pas évident à moins que de monter dessus. Refusant cette forme de promiscuité, je suis sorti de l’eau en un chrono bien en deçà de mes possibilités. Soit, on ne m’y reprendra plus …

A peine sorti de l’eau, je retrouvai mon vélo et la première transition se passait sans encombre. Juste un peu de mal à enfiler ces foutus gants que j’avais stupidement laissés sur le guidon du vélo et qui n’étaient pas hydrofugés. (Vous avez pensé « sombre klette » et je ne peux qu’abonder…). Pas de répit toutefois vu que dès les premiers hectomètres, l’ascension de la citadelle se profile par la route merveilleuse. Je dépasse beaucoup de concurrents et sens que je suis bien en jambes. Au sommet, c’est l’avenue de la Vecquée qui nous attend et sa succession de bosses avant une descente rendue difficile par les conditions climatiques et un ballot de paille innocemment dispersé sur le revêtement. Arrivé à Bois de Villers, un beau raidillon m’oblige à passer sur le petit plateau mais dans l’ensemble, je me sens bien sur le vélo et relance facilement une fois au sommet. Le retour vers Namur est assez technique sur un circuit fait de virages à angle droit et où les signaleurs ne font pas montre d’un zèle excessif (genre, c’est en les dépassant qu’ils vous indiquent la direction à suivre). De retour sur l’avenue de la Vecquée, on plonge sur le Grognon dans la descente de la citadelle. Alors que je dépasse beaucoup de concurrents moins téméraires que moi, je suis littéralement avalé par un cycliste qui n’a soit plus de freins, soit plus de cerveau : virages à la corde, relances à fond au mépris des règles élémentaires de prudence et du code de la route. Mais que font les commissaires ? Soit, je termine le vélo en 52’ pour 22’6 kilomètres.

Deuxième transition et c’est parti pour les 5 kilomètres. 5 kilomètres hors TVA vu qu’en réalité, il y en a 5.71 en trois boucles autour de la Sambre. Là, je suis dans mon élément et sur le temps de ma course, seuls 3 concurrents me dépasseront. Le parcours est difficile car il est composé à 90% de pavés que ne renierait pas Paris-Roubaix et la pluie n’arrange rien… Je termine en 4’44 au mille en 26’56 et le triathlon en 1H36'31'' sans être  essoufflé ni fatigué.

 

Vivement Chièvres dimanche prochain qu’on double les distances. Ce ne sera assurément pas la même chanson à l’arrivée. Peu importe tant que ce n’est pas la même météo au départ ! Un mot encore sur l'organisation, juste pour dire que c'était impeccable et c'est à refaire sans hésiter ... sous le soleil.     

 

 

Publié dans Compte-rendus

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F
Merci Oli pour ce beau commentaire et pour ton opinion. En espérant te revoir l'année prochaine...<br /> <br /> Fabrice d;-)
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